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Obéissance - Gehorsam (Notion : Orte und Formen der Macht)

Le 5 mars sortira en France le nouveau film de Volker Schlöndorff "Diplomatie".

Diplomatie

La nuit du 24 au 25  août 1944. Le sort de Paris est entre les mains du Général Von Choltitz, Gouverneur du Grand Paris, qui se prépare, sur ordre d’Hitler, à faire sauter la capitale. Issu d’une longue lignée de militaires prussiens, le Général n’a jamais eu d’hésitation quand il fallait obéir aux ordres.  C’est tout cela qui préoccupe le consul suédois Nordling lorsqu’il gravit l’escalier secret qui le conduit à la suite du Général à l’hôtel Meurice. Les ponts sur la Seine et les principaux monuments de Paris - Le Louvre, Notre-Dame, la Tour Eiffel... - sont minés et prêts à exploser.
Utilisant toutes les armes de la diplomatie, le consul va essayer de convaincre le Général de ne pas exécuter l’ordre de destruction.

Obéissance et persuasion

L’une des clés de compréhension de la guerre d’anéantissement, jadis mise en exergue par Hannah Arendt au travers de son concept de « banalité du mal », est la question de l’obéissance aux ordres. Celle-ci est au cœur du dialogue entre von Choltitz et Nordling. En bon officier, von Choltitz considère l’obéissance à sa hiérarchie comme un devoir suprême qui ne tolère aucune exception : on ne juge pas un ordre, on l’exécute. Pour Nordling au contraire, il s’agit de convaincre le général de renoncer à exécuter la mission qui lui a été confiée au nom de

son inutilité et de sa cruauté. Le cas de conscience, qui tiraille progressivement l’officier nazi, fait écho à l’indécision palpable dans le comportement de bien des soldats allemands réfugiés aux abords du Meurice. Il s’oppose à la détermination fanatique de cet autre soldat allemand qui, malgré le contrordre de von Choltitz, tente de mettre à exécution le plan initial de destruction de la capitale. Ce faisant, il entre à son tour en désobéissance, mais dans un sens opposé à celui choisi par son supérieur. Dans l’entrecroisement de ces destins personnels mis en lumière dans le fi lm, on mesure à quel point la réaction de ces « hommes ordinaires » confrontés par les hasards de l’histoire à des choix cornéliens peut être variable. En renonçant finalement à détruire Paris, von Choltitz passe ainsi en quelques instants dans le cœur du spectateur du statut de bourreau à celui de sauveur.

Notions clés

Il faut réfléchir plus largement à la question de l’autorité et de l’obéissance aux ordres, en temps de guerre, et ainsi éclairer l’un des plus puissants ressorts de la guerre d’anéantissement.

„ L’étude d’extraits des ouvrages d’Hannah Arendt et de Stanley Milgram peut constituer

un support efficace pour aborder ces questions.

Banalité du mal : concept forgé par Hannah Arendt en 1963 pour rendre compte du comportement du nazi Adolf Eichmann. Source de nombreux malentendus, ce concept a fait l’objet de vives critiques, notamment parce qu’il contribuerait à minimiser la responsabilité des bourreaux.

Bourreaux ordinaires : proche de la notion de banalité du mal, cette expression est fréquemment utilisée en référence aux expériences du psychologue Stanley Milgram (1953-1984) démontrant

la capacité de chacun à se transformer en bourreau sous l’effet de la soumission à l’autorité.

 

  Cahier pédagogique du film

 



12/02/2014

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