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Mythen und Helden : Marianne Cohn - Résistons à la barbarie !

 

Marianne COHN,

Résistante

L'organisation de passage clandestin de nombreux     groupes d'enfants en Suisse ou en Espagne revient souvent à l'O.S.E (Œuvre     de Secours aux Enfants), aidée par d'autres mouvements tels que "Les     Eclaireurs Israélites", la "Sixième ", le "Mouvement de Jeunesse     Sioniste". L'O.S.E, dont les responsables de Haute-Savoie sont notamment     T. KLEIN, T. GRYN, S. LEVITTE, E. RACINE et G. LOINGER, est née au début du     siècle des suites des pogroms de la Russie tsariste. Durant la deuxième guerre     mondiale, elle regroupe des Juifs résistants qui ont décidé de sauver un maximum     d'enfants par des placements dans des familles françaises ou par le passage     dans d'autres pays.

 

Ci-dessus, Marianne COHN, qui porte une chemise claire, est appuyée contre l'arbre. Elle est entourée d'un groupe d'éclaireurs Israélites.

 

Les convois     d'enfants partent souvent de Limoges et gagnent Lyon, puis Aix-les-Bains ou     Annecy. Là, ils sont pris en charge par des accompagnateurs. Parmi ces femmes,     Marianne COHN, allemande. Elle nait à Mannheim en 1922 dans une famille     d'universitaires de gauche et d'origine juive. En 1934 la famille s'exile     en Espagne. La guerre d'Espagne les contraint alors de nouveau à l'exil     mais cette fois-ci vers la France, en 1938. A la déclaration de la     guerre, ses parents sont internés au camp de Gurs. Marianne et sa soeur,     seules, sont alors prises en charge par les Eclaireurs Israélites de     France (EIF) et sont envoyées dans une ferme de l'Aveyron, puis dans     un centre du Tarn. Les parents, libérés, les rejoignent en mai     1941. C'est là que Marianne se met au service du Centre de Documentation     de Simon LEVITTE et commence ses premiers pas dans la Résistance. Elle     suit alors le Centre jusqu'à Grenoble. De septembre 1942 à janvier     1944, elle participe à la construction du Mouvement de Jeunesse Sioniste     (MJS) et assume diverses tâches du service social du Mouvement, particulièrement     comme assistante sociale au service du placement des enfants. Enfin, elle     intègre à sa demande le service du passage clandestin organisé     par Emmanuel RACINE, "Mola" à Aix les Bains.

 

Le 31 mai 1944, Marianne  COHN prend en charge un groupe de 32 jeunes juifs, âgés de3 à 19 ans. Ces     enfants viennent tous de Limoges par le train. Avant de gagner Annecy ils     passent une nuit à Lyon. A Annecy, ils attendent un camion qui doit les emmener     à la frontière Suisse. Mais la chance leur tourne le dos ; destin ou dénonciation     personne ne peut l'établir, les Allemands les arrêtent quelques kilomètres     avant la frontière.

" Le camion s'est arrêté     à la sortie de Viry, direction Saint-Julien, à l'embranchement de la route     du Fort. Ici à Viry, un passeur, M.Emile BARRAS, qui habitait un autre village     à l'époque et qui était mon ami, un résistant comme mon frère Joseph et moi-même,     devait prendre le groupe en charge pour le conduire à la frontière suisse     voisine. Je suivais le camion à vélo depuis le centre de Viry pour aider mon     frère et Emile. Ce dernier arrivait lui aussi à vélo vers le lieu où stationnait     le camion. Les enfants commençaient à descendre du camion quand j'ai vu arriver     une voiture allemande occupée par quatre militaires. Ces Allemands se sont     approchés du camion et ont tiré en l'air. "

 
Témoignage de  R. FOURNIER, frère du chauffeur du camion, recueilli par H.         HERZ. 1994.

 

Je vous propose de traiter le destin de Marianne Cohn dans le cadre de la notion "Mythen und Helden" : Marianne-Cohn.pdf



24/09/2014
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